Archive | poesie

15 juillet 2016 ~ 0 Commentaire

Victor Hugo.

Attendez! Je regarde une petite fille,
Je ne la connais pas;
mais cela chante et brille.
C’est du rire, du ciel, du jour, de la beauté,
Et je ne puis passer froidement à côté.

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15 juillet 2016 ~ 0 Commentaire

Philibert Géraud.

Les garçons, le fait est réel,
Viennent au monde dans un chou.
Mais, pour les demoiselles,
On a trouvé des nids plus doux:
Dans la nature ou tout conspire
A poétiser le bonheur,
Une fleur naquit d’un sourire
Et tu naquis de cette fleur.

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30 mars 2016 ~ 0 Commentaire

Victor Hugo.

Oui, mon vers croit pouvoir, sans se mésallier,
Prendre à la prose un peu de son air familier.
André, c’est vrai, je ris quelquefois sur la lyre.
Voici pourquoi. Tout jeune encor,
tâchant de lire dans le livre effrayant des forêts et des eaux,
j’habitais un parc sombre ou jasaient des oiseaux,
ou des pleurs souriaient dans l’oeil bleu des pervenches;
un jour que je songeais seul au milieu des branches,
Un bouvreuil qui faisait le feuilleton du bois
M’a dit :  » il faut marcher à terre quelquefois.
La nature est un peu moqueuse autour des hommes;
O poètes , tes chants, ou ce qu’ainsi tu nomes,
Lui ressembleraient mieux si tu les dégonflais.
Les bois ont des soupirs, mais ils ont des sifflets.
L’azur luit, quand parfois la gaîté le déchire;
L’Olympe reste grand en éclatant de rire;
Ne crois pas que l’esprit du poète descend lorsque
entre deux grands vers un mot en dansant.
ce n’est pas un pleureur que le vent en démence;
le flot profond n’est pas un chanteur de romance;
Et la nature, au fond des siècles et des nuits ,
Accouplant Rabelais à Dante plein d’ennuis,
Et l’Ugolain sinistre au Grandgousier difforme,
Près de l’immense deuil montre le rire énorme. »
Les Roches 1830.A  André Chénier.

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26 février 2016 ~ 0 Commentaire

Joachim Du Bellay.

Les Regrets.

Heureux qui comme  Ulysse, a fait un beau voyage,
ou comme celui-là qui conquit la toison,
Et puis est retourné, plein d’usage et raison,
Vivre entre ses parents le reste de son âge!
Quand reverrai-je, hélàs, de mon petit village
Fumer la cheminée: et en quelle saison
Reverrai-je le clos de ma pauvre maison,
Qui m’est une province, et beaucoup d’avantage?
Plus me plaît le séjour qu’on bâti mes aïeux,
Que des palais romains le front audacieux:
Plus que le marbre dur me plaît l’ardoise fine,
Plus mon Loire gaulois , que le Tibre latin,
Plus mon petit Liré, que le mont Palatin,
Et plus que l’air marin la douceur angevine.

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09 décembre 2015 ~ 0 Commentaire

Eugenio Montale ( 1896-1981).

Poète Italien.
Ne nous demande pas le mot qui taille carré
Notre esprit informe, et en lettres de feu,
L’affirme et le fasse resplendir comme un crocus

Perdu au milieu d’une pelouse poussiéreuse.
Ah! l’homme qui s’en va d’un pas sûr,
Et n’a cure de son ombre que la canicule
Imprime sur un mur décrépi!

N’exige pas de nous la formule qui puisse t’ouvrir des mondes,
Mais quelque syllabe difforme, sèche comme une branche.
Aujourd’hui nous ne pouvons que te dire ceci:
Ce que nous ne sommes pas, ce que nous ne voulons pas.

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01 novembre 2015 ~ 0 Commentaire

Voiliers. Pour Paul Eluard/

Gyula Illyés
( poète hongrois,1902-1983).

Ni ceci, ni cela. Ni les feuillages secs
Des sourires fanés,
ni les vapeurs d’automne

Pesant sur le pays las de tes rêves de l’aube
N’arrêteront plus le coeur qui se laisse emporter

Le coeur qui s’endort en des terres lourdes
Que tous les lourds soupirs de cruels messages
Emporte impassible aux flots âcres des draps

Flots âcres des nuages vers l’avenir des eaux.

Dans un pays profond profond pour les yeux
Saisis par les souvenirs d’un départ sans adieux
Sans larmes sans au-revoir.

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