Archive | poesie

23 mars 2017 ~ 0 Commentaire

Je n’ai qu’une rose entre mes doigts. Milan Rufus.

Poète Slovaque né en 1928.
Je n’ai qu’une rose entre mes doigts

qu’un fragment de cette fête.
Dans les veines une foi vivante
et dans ma gorge une poignée de mots.

Mon chant s’enroule
comme le fil autour du fuseau
d’un instant qui sera un jour
un jour pour tous un instant de joie.

Ce moment nous reviendra à nous et
aux hommes de bonne volonté
dans l’âpre combat que nous menons pour
gagner l’incandescente sagesse.

Mais je sais qu’il restera
comme un pain sur notre table
un jeu de frontières
une invite
des solitudes du profond désert:
l’amour qui gouverne le monde
se sera assis à notre table.

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23 mars 2017 ~ 0 Commentaire

Au Milieu des Ossements. Georges Séféris.(1909-1971).

Au milieu des ossements
une musique:

qui passe sur le sable, 
qui passe sur la mer.
Au milieu des ossements
le son d’une flûte,
le son d’un tambour dans le lointain
et une grêle sonnerie,
qui passent sur les plaines desséchées,
qui passent sur la mer ou nagent les dauphins.

Hautes montagnes, qui nous écoutez!
Au secours, Au secours!
Hautes montagnes, nous pourrirons, nous, morts parmi les morts!

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23 mars 2017 ~ 0 Commentaire

Amour de Mirabilis. Rafael Alberti-1902-1999).

Mirabilis, mire-beauté,
Connais-tu rien de plus pimpant
Que cette étoile qui soupire

A sa fenêtre, en se coiffant!

 » Mon amour, mon mirabilis,
Regarde comme suis jolie,
Admire quel rouge éclatant
J’ai mis pour te voir aujourd’hui.

 » Toi, si joli, là, dans ton pot
Que l’on arrose le matin.
Moi, si jolie et guillerette,

 » Mirabelis de ma fenêtre:

Mariée quand vient le couvre -feu
Et veuve quand sonne la diane. »

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15 juillet 2016 ~ 0 Commentaire

Victor Hugo.

Attendez! Je regarde une petite fille,
Je ne la connais pas;
mais cela chante et brille.
C’est du rire, du ciel, du jour, de la beauté,
Et je ne puis passer froidement à côté.

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15 juillet 2016 ~ 0 Commentaire

Philibert Géraud.

Les garçons, le fait est réel,
Viennent au monde dans un chou.
Mais, pour les demoiselles,
On a trouvé des nids plus doux:
Dans la nature ou tout conspire
A poétiser le bonheur,
Une fleur naquit d’un sourire
Et tu naquis de cette fleur.

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30 mars 2016 ~ 0 Commentaire

Victor Hugo.

Oui, mon vers croit pouvoir, sans se mésallier,
Prendre à la prose un peu de son air familier.
André, c’est vrai, je ris quelquefois sur la lyre.
Voici pourquoi. Tout jeune encor,
tâchant de lire dans le livre effrayant des forêts et des eaux,
j’habitais un parc sombre ou jasaient des oiseaux,
ou des pleurs souriaient dans l’oeil bleu des pervenches;
un jour que je songeais seul au milieu des branches,
Un bouvreuil qui faisait le feuilleton du bois
M’a dit :  » il faut marcher à terre quelquefois.
La nature est un peu moqueuse autour des hommes;
O poètes , tes chants, ou ce qu’ainsi tu nomes,
Lui ressembleraient mieux si tu les dégonflais.
Les bois ont des soupirs, mais ils ont des sifflets.
L’azur luit, quand parfois la gaîté le déchire;
L’Olympe reste grand en éclatant de rire;
Ne crois pas que l’esprit du poète descend lorsque
entre deux grands vers un mot en dansant.
ce n’est pas un pleureur que le vent en démence;
le flot profond n’est pas un chanteur de romance;
Et la nature, au fond des siècles et des nuits ,
Accouplant Rabelais à Dante plein d’ennuis,
Et l’Ugolain sinistre au Grandgousier difforme,
Près de l’immense deuil montre le rire énorme. »
Les Roches 1830.A  André Chénier.

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