15 juillet 2015 ~ 0 Commentaire

Jorge Guillén ‘ poète espagnol).

Je sens un rythme en moi qui se détache
De ce vacarme ou je vais sans chemin
Et m’accordant au charme neuf, soudain
J’accède à la clarté d’une terrasse,

Ou quelque main me guide et vient tracer
Limpide un ordre ou je puis me dépendre
Du démon murmurant plus malicieux
Que le silence pur sous la menace.

Et se rejoignent maintenant à la surface
Du mauvais songe les paroles résolues
A s’éclairer lucides en un volume.
Le son m’invente une effigie de chair.
La forme redevient ma sauvegarde.
Vers un soleil mes peines se consument

(1893-1984).
.

Laisser un commentaire

Vous devez être Identifiez-vous poster un commentaire.

mesarticlesavendre |
CAP 2002 Français, Histoire... |
petit prince |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | Ambel house
| PopKult
| michel fugain le blog