21 janvier 2015 ~ 0 Commentaire

Banlieue de Banlieue.

Il y a des soirs ou la banlieue s’annonce
Ou les boulevards sont loin du grand Paris
Ou les jardins sauvages pleins de ronces
Deviennent asiles de démons et d’esprits.
Il y a des soirs ou les loups de barrière
Sont des enfants qui se trouvent maudits
Leur avenir n’est plus qu’une prière
Pour que jamais rien ne soit interdit.
Dans ces quartiers ignorés de Paname
Ou la tristesse accompagne l’oubli,
Ou la jeunesse a droit d’avoir une âme,
La solitude a besoin d’un ami…
Dans ces quartiers ou l’on voit des fenêtres
Pleurant d’exil sous des manteaux de pluie
Ou quelques ombres n’osent plus apparaître
Pour laisser place à des choses sans vie…
Ces tristes soirs engendrent des jours blêmes
Que nul espoir ne saurait éclairer
Par le bonheur de dire enfin  » je t’aime »
Avec passion à l’être désiré.
Il y a des jours ou les jeunes qui s’ennuient
Peuvent tout casser au nom de vérités
Dont la meilleure est sans doute leur vie
Dans un destin qu’ils n’auront pas mérité.
Il y a des soirs ou le silence achète
Un peu d’espoir pour un monde enchanté
Quand un passant et, peu être, un poète
Rêvent en ces lieux avec fraternité…
Grise journée, à présent tu commences I
Il faut grandir dans ces mornes horizon
Ou le printemps éternel de l’enfance
Ne fleurit plus à la belle saison
Ne chante plus qu’une triste chanson
Ne fleurit plus à la belle saison.
Charles Trenet.

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