25 novembre 2014 ~ 0 Commentaire

Un Poilu…

Le soldat a été mobilisé le 4 août 1914, il a fait toutes les campagnes de son régiment, perdu nombre de ses camarades, connu l’abandon, le désespoir et la peur qui tord le ventre. Il a vécu des semaines durant, les pieds dans un cloaque de boue parmi les relents fétides des cadavres en décompositions. il a souvent attendu l’attaque de la tranchée d’en face, au petit matin, et les gars  du même pays qui disparaissent quelquefois sans laisser aucune trace. Il a, cent fois, cru mourir dans les nappes lourdes des gaz ou pendant ces  » marmitages » terribles qui vous transforment votre tranchée en champ labouré. Il a entendu, la nuit, les râles de ceux qui attendent la mort, accrochés aux barbelés et les sons trop rares d’une nature stupéfaite de voir ce que les hommes en ont fait. Et puis, un jour, il a vu ceux d’en face e dresser avec les bras levés et des grands cris de joie et tout le monde s’est embrassé au milieu des sonneries de clairon annonçant la fin de la plus grande boucherie de ce siècle. Et puis les poilus, les »bonhommes », comme ils s’appelaient entre eux, se sont tus.Ils ont attendu le droit de rentrer au pays. Et lui, comme les autres, il a attendu jusqu’à ce jour glacial de février 1919, ou l’adjudant de semaine lui a tendu sa feuille de démobilisation.Sans compter sa période de service militaire qui lui avait déjà pris deux ans de son existence, le soldat, le poilu, avait donné au pays 1634 jours de sa vie. Alors le soldat a décidé de l’afficher aux yeux de tous, il a pris des pochoirs et un petit pot de peinture…

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