10 avril 2014 ~ 0 Commentaire

Jules Supervielle.

Un morceau du Vaucrant.
Le Vaucrant.

Si droit recor je saurai dire dans mon jargon la raison
des jours hardis de haire, non haitiés,
endurés d’âpres jours en mer, patientés,
et les âcres maux sur l’esquif eschinés,
au maugré de la male houle marage;
des vieilles à la proue du navoi
drossé contre les falaises
d’anguisables quatrs de nuit
j’ai veillé, tourmenté par l’hiver,
les membres roués par le froid,
mis aux fers par le glas;
la faim menait maints désespoirs
et les soupirs raguaient mon coeur.
Citation d’Ernest Hemingway.
Personne ne lui montre une cape ou n’agite
une muleta devant lui sans qu’il ne charge.
Jules Supervielle:
Montevideo, Uruguay, 1884
Paris, 1960.
Les parents de Jules Supervielle fondent à Montevideo une banque; ils meurent empoisonnés par une eau pollué quand l’enfant a huit mois. Il est élevé par son oncle et sa tante avec ses cousins et cousines. En 1894, il se  rend à Paris; il fait imprimer ses premiers vers, Brumes du passé, qui parlent des parents perdus et des peuples opprimés. Jeune homme riche, il entreprend des études qu’il n’achève pas, le droit et les sciences-politiques; il apprend l’italien et l’anglais et passe une licence d’Espagnol. En 1907, il épouse une Uruguayenne dont il aura six enfants. Mobilisé en 1914 dans l’intendance, puis au Deuxième Bureau, il est à l’origine de l’inculpation de Mata Hari. Après la guerre, il s’installe à Paris, poursuit son oeuvre poétique ( Comme des Voiliers-1910; Débarcadères,-1922. Gravitation-1925. Le Forçat innocent-1930. Oublieuse mémoire-1949. etc… ainsi que des pièces de théâtre et des nouvelles Rilke salue ses poèmes:  » Vous êtes un grand constructeur de ponts dans l’espace »; Gide et Valéry lui écrivent; Jacques Rivière l’accueille à la Nouvelle Revue Française; il rencontre Jean Paulhan, Michaux, Arland.
Un morceau  de poème

Le Forçat
A Jean Paulhan
Je ne vois plus le jour
Qu’au travers de ma nuit,
C’est un petit bruit sourd
Dans un  autre pays.
C’est un petit bossu
Allant sur une route,
On ne sait ou il va
Avec ses jambes nues.
Ne l’interroge pas,
Il ignore ta langue
Et puis il est trop loin,
On n’entend plus ses pas.

 

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