08 avril 2014 ~ 0 Commentaire

Les » Lieder floreaux » de Schubert

Franz Schubert est incontestablement le père de lied allemand. Certes, Mozart et Haydn tâtèrent de ce genre, mais ils ne possédaient pas le génie poétique du jeune Schubert dont les auteurs préférés avaient Goethe, Schiller, Heine, Uhland…


Le fait que Mozart ait composé une chanson admirable sur le poème de Goethe: Das Veilchen ( la Violette), tient surtout du hasard. Par ailleurs, les chansons de Mozart s’inspirent essentiellement de la Canzonetta italienne, de nature bucolique et pastorale; il faut les considérer comme des fragments d’une veine mineure.

Même Beethoven qui accordait une grande importance au lied ne parvint pas à maîtriser ce genre d’une façon aussi ouverte et originale que Schubert. Parmi tous les lieder composés par Schubert, nombreux sont ceux qui traitent des fleurs ou reposent sur des poèmes d’inspiration champêtre.

Il ne faut pas oublier que le compositeur était issu d’une vieille famille de paysans moraves et qu’il demeura toujours fidèle à cette origine simple. Tout enfant, il avait composé de petites chansons qui imitaient les créations populaires de Zumsteeg.

Maintes fois, il fut inspiré par la rose, le pommier, le tilleul et les guirlandes de fleurs. La chanson la plus célèbre de Schubert sur les fleurs reprenait un poème de Goethe intitulé Heidenröslein ( rose des bois).

Goethe écrivit ses vers, dont le thème est d’origine populaire, en 1771, alors qu’il était étudiant à Strasbourg et amoureux de Frédérique Brion, la fille du pasteur de Sesenheim.Sah ein knab ein röslein stehn,Röslein aus der heiden.( Un garçon vit une rose,
Une petite rose dans le buisson…)
Le compositeur Weyse, le premier, mit ces vers en musique. Plus tard, en 1815, Schubert composa sa version.

Mais c’est à un modeste musicien-Heinrich, qui l’adapta en 1827- que l’on doit la plus populaire de toutes les versions musicales.

Alfred Einstein écrivait:  » Dans le domaine de la poésie, Schubert  assuma à la fois un rôle d’héritier et de novateur.

Cependant, en tant qu’héritier, il dédaigna tout ou presque tout ce qui ne parlait pas à son coeur.

 » Parmi les choses qui parlaient à son coeur, il convient pour le moins de citer les tilleuls, les pommiers, ainsi que ces arbres qui, selon l’expression de Schiller,  » donneront de l’ombre en abondance à la postérité ».

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